Ce qu’une bijouterie attend vraiment de sa caisse
Une bijouterie n’est pas un commerce de flux. On y vend peu de tickets, mais chacun pèse lourd, et derrière chaque vente se cache un objet souvent unique : une alliance sertie, une montre de collection, une pièce ancienne reprise. Les fonctions qui comptent n’ont donc rien à voir avec celles d’une supérette :
- Le stock à l’unité — la plupart de vos références existent en un seul exemplaire. La caisse doit décrémenter précisément, éviter de vendre deux fois la même pièce et vous prévenir avant une rupture qui, sur du sur-commande, prend des semaines à combler.
- Le suivi des réparations et prises en dépôt — un client confie une montre, repart avec un reçu, revient plus tard. La caisse doit relier ce dépôt à une fiche client et à un encaissement différé, sans confondre l’objet du client et votre propre stock.
- La traçabilité de la pièce — numéro de série, poids d’or, certificat de diamant : ces informations doivent tenir dans la fiche article pour la garantie, la reprise et l’assurance.
- Un encaissement sécurisé sur gros montant — sans contact plafonné, saisie de code obligatoire au-delà d’un seuil, et un journal de vente inaltérable qui vous couvre en cas de contrôle comme de litige.
La rapidité, elle, est secondaire : personne n’achète une bague de fiançailles en trente secondes. C’est la finesse de la gestion du stock et la sécurité qui départagent une vraie caisse de bijoutier d’un simple terminal.
Le coût réel sur 3 ans (pas le prix affiché)
Formule : (abonnement × 36) + matériel + commissions CB + modules — calculé pour une bijouterie encaissant 8 000 €/mois en carte (peu de tickets, panier moyen élevé, quasi 100 % de paiements carte sur les pièces de valeur).
| Solution | Abonnement ×36 | Matériel | Commissions CB ×36 | Coût réel 3 ans |
|---|---|---|---|---|
| Tactillmoins cher | 1 044 € | 350 € | selon TPE | ≈ 1 394 € |
| Square | 0 € | 19 € | 4 752 € (1.65 %) | ≈ 4 771 € |
| SumUp | 0 € | 79 € | 5 040 € (1.75 %) | ≈ 5 119 € |
Estimations indicatives HT sur la base des grilles publiques constatées début 2026, hors promotions. Les offres « sur devis » ne publient pas leurs prix : exigez le détail écrit ligne à ligne (abonnement, matériel, engagement, frais de sortie) avant de signer.
Calculez VOTRE coût réel sur 3 ans
Déplacez le curseur sur votre chiffre d’affaires carte bancaire mensuel : le classement change selon votre volume.
- Tactill≈ 1 394 €
- Square≈ 4 771 €
- SumUp≈ 5 119 €
À 8 000 €/mois de CA carte, Tactill est la solution au coût réel le plus bas parmi les offres à prix publics.
Voir l’offre TactillEstimation indicative (grilles publiques, hors promos). Notre classement reste calculé, pas sponsorisé.
Les solutions en détail pour une bijouterie
Tactill — La caisse iPad simple et sans engagement
~29 €/mois
Tactill coche l’essentiel pour une bijouterie de proximité : une caisse iPad lisible, certifiée NF525, à prix fixe et sans engagement. On y crée une fiche par pièce, avec sa description détaillée (numéro de série, poids, matière glissés dans le nom ou la note), et le stock à l’unité reste simple à tenir sur un assortiment de quelques centaines de références. L’interface épurée convient à un comptoir où l’on prend le temps du conseil plutôt que la cadence. Sa limite : Tactill ne remplace pas un logiciel de bijouterie spécialisé pour la gestion fine des réparations — on la contourne avec un article « service » et une fiche client rigoureuse.
Points forts
- Interface simple, prise en main rapide
- Prix fixe lisible, sans engagement
- Éditeur français, certifié NF525
Limites
- Pas de prise de RDV intégrée
- Fonctions métier beauté limitées
- Nécessite un iPad
À qui ça convient : Petits commerces et salons qui veulent une caisse iPad claire, à prix fixe, sans écosystème imposé.
Découvrir TactillSquare — L’écosystème complet gratuit à l’entrée
0 €/mois + 1,65 %/transaction
Square vise la bijouterie qui veut pousser plus loin le pilotage du stock : suivi unitaire précis, alertes de seuil, import/export du catalogue par fichier et rapports par référence pour savoir quelle gamme fait la marge. Le tout en gratuit, avec une commission de 1,65 % qui suit votre CA carte — un poste à surveiller vu vos montants moyens élevés, mais compensé par l’absence d’abonnement. Si vous ouvrez une vitrine en ligne, elle partage le même catalogue et le même stock. Square est le choix de la gestion, quand Tactill est celui de la simplicité.
Points forts
- Plan gratuit très complet : caisse, catalogue, paiements, rapports
- Square Rendez-vous : réservation en ligne intégrée (rare chez les généralistes)
- Écosystème évolutif : e-commerce, cartes cadeaux, fidélité
- Matériel d’entrée très abordable (Reader ~19 €)
Limites
- Commission de 1,65 % : même logique de seuil que SumUp sur les gros volumes carte
- Fonctions beauté avancées (cabines, fiches soins) via plan payant ou apps tierces
- Support parfois jugé lent sur le plan gratuit
À qui ça convient : Ceux qui veulent une caisse + RDV + boutique en ligne dans un seul écosystème, sans abonnement au départ.
Découvrir SquareTableau comparatif
L’astuce SoftComparer
En bijouterie, un chiffre pèse plus que la commission d’appel : le plafond du sans contact et le comportement sur les cartes non européennes ou American Express, que votre clientèle touristique sort volontiers pour une pièce de valeur. Vérifiez que la saisie du code est bien exigée au-delà du seuil (protection anti-fraude) et lisez la tarification des cartes hors zone euro : sur un ticket à 1 500 €, un demi-point d’écart n’est pas anecdotique. C’est ce détail, pas le prix du lecteur, qui change le classement.
Questions fréquentes
Quelle caisse enregistreuse choisir pour une bijouterie ?
En bijouterie, chaque article est une pièce unique à forte valeur : la caisse doit gérer un stock à l’unité, tracer les numéros de série et suivre les réparations confiées. Tactill offre un catalogue clair sur iPad avec fiche par pièce ; Square gère finement le stock unitaire et les rapports ; SumUp suffit si vous vendez surtout des collections répétées. Tranchez au coût réel sur 3 ans, commissions comprises.
Comment gérer les réparations et les prises en dépôt en bijouterie ?
La réparation n’est pas une vente immédiate : on prend un bijou en dépôt, on établit un reçu, puis on facture au retrait. Une caisse retail gère ce cas avec un article « service » et une note client, mais aucune caisse grand public ne remplace un vrai carnet de dépôt signé. Prévoyez un ticket de prise en charge daté et une fiche client qui relie la réparation à la personne.
Faut-il un stock à l’unité et des numéros de série ?
Oui, dès que vous vendez de l’or, du diamant ou des pièces de créateur. Contrairement à un magasin de flux, chaque référence a souvent une quantité de 1 : la caisse doit décrémenter précisément et vous alerter avant la rupture sur un modèle qui se réassortit lentement. Square et Tactill permettent un suivi unitaire fin ; notez le numéro de série dans le nom ou la description de l’article.
Une caisse de bijouterie doit-elle être certifiée NF525 ?
Oui, comme tout logiciel qui enregistre des paiements. La loi anti-fraude à la TVA impose une caisse certifiée NF525 ou couverte par une attestation de l’éditeur, sous peine de 7 500 € d’amende par logiciel. Tactill, SumUp et Square fournissent une caisse conforme : demandez le document et conservez-le. Vu les montants encaissés en bijouterie, un journal de vente inaltérable est aussi une protection pour vous.
Notre verdict
Notre conseil pour équiper votre bijouterie
Comptoir simple, envie de prix fixe : Tactill met votre bijouterie en conformité sur iPad sans écosystème imposé. Besoin d’un vrai pilotage du stock à l’unité et de rapports : Square est plus complet et reste gratuit. Volume carte modéré et collections répétées : SumUp vous met en règle pour moins de 100 €, sans abonnement, et laisse le budget au stock. Dans tous les cas, chiffrez le coût réel sur 3 ans — matériel, abonnement et commissions sur vos gros tickets — avant de décider.