Un spa vend du temps prépayé, pas des tickets
La particularité économique d’un spa change tout : une grande part du chiffre d’affaires est encaissée avant la prestation, sous forme de forfaits, de cures et de cartes cadeaux. Votre outil doit donc suivre des soldes dans le temps, pas seulement éditer des tickets. Trois exigences en découlent :
- Les forfaits et cures — créer un forfait « 6 modelages », décompter chaque séance, afficher le solde restant sur la fiche cliente. C’est le cœur du métier et le point faible des caisses généralistes.
- La réservation multi-cabines — un agenda qui gère plusieurs cabines et plusieurs praticiennes en parallèle, avec des créneaux longs et un acompte anti no-show. Une cabine vide, c’est une charge fixe non couverte.
- Les cartes cadeaux — vente, suivi et débit : un flux saisonnier (fêtes, Saint-Valentin) qui doit être tracé proprement dans une caisse conforme.
Grille honnête : forfaits et cures > 10–15 % du CA → vertical intégré qui décompte tout seul. Petit spa, prestations à l’unité, peu de cures → caisse gratuite à commission, quitte à gérer les quelques forfaits à la main au départ.
Le coût réel sur 3 ans (pas le prix affiché)
Formule : (abonnement × 36) + matériel + commissions CB + modules — calculé pour un spa encaissant 9 000 €/mois en carte bancaire.
| Solution | Abonnement ×36 | Matériel | Commissions CB ×36 | Coût réel 3 ans |
|---|---|---|---|---|
| Squaremoins cher | 0 € | 19 € | 5 346 € (1.65 %) | ≈ 5 365 € |
| SumUp | 0 € | 79 € | 5 670 € (1.75 %) | ≈ 5 749 € |
| Planity | sur devis | sur devis | selon TPE | sur devis |
| Wavy | sur devis | sur devis | selon TPE | sur devis |
Estimations indicatives HT sur la base des grilles publiques constatées début 2026, hors promotions. Les offres « sur devis » ne publient pas leurs prix : exigez le détail écrit ligne à ligne (abonnement, matériel, engagement, frais de sortie) avant de signer.
Votre point de bascule selon le CA carte
Les verticaux bien-être sont sur devis : on ne peut pas leur inventer un total. On compare donc précisément les caisses à prix public. À fort volume carte — fréquent en spa — la commission d’une caisse gratuite grimpe vite : déplacez le curseur pour voir où un abonnement fixe reprend l’avantage.
Calculez VOTRE coût réel sur 3 ans
Déplacez le curseur sur votre chiffre d’affaires carte bancaire mensuel : le classement change selon votre volume.
- Tactill≈ 1 394 €
- Square≈ 5 365 €
- SumUp≈ 5 749 €
À 9 000 €/mois de CA carte, Tactill est la solution au coût réel le plus bas parmi les offres à prix publics.
Voir l’offre TactillEstimation indicative (grilles publiques, hors promos). Notre classement reste calculé, pas sponsorisé.
Planity — La visibilité de la 1re plateforme de réservation beauté
sur devis
Pour un spa installé, Planity coche les cases structurantes : agenda multi-cabines, acompte à la réservation, gestion des forfaits et des cures avec décompte automatique, rappels SMS et visibilité de sa marketplace grand public. Toute la chaîne — réservation, prépaiement, prestation, décompte, fidélité — vit dans un seul flux, ce qui supprime la double saisie et les erreurs de solde de cure.
Réserves d’honnêteté : le tarif est sur devis (comptez sensiblement plus qu’une caisse généraliste, à négocier module par module) et nous ne percevons aucune commission d’affiliation sur Planity — nous le recommandons pour sa pertinence métier, pas pour un intérêt commercial. Wavy est une alternative crédible à comparer en démo.
Points forts
- Marketplace grand public puissante : apport réel de nouveaux clients
- Agenda + RDV en ligne + rappels SMS = moins de no-shows
- Caisse intégrée au flux métier (fiche client → prestation → encaissement)
Limites
- Tarif sur devis, budget sensiblement supérieur à une caisse généraliste
- Pas de programme d’affiliation public (nous ne touchons rien : avis 100 % libre)
- Engagement selon contrat — à négocier
À qui ça convient : Salons et instituts qui veulent capter de nouveaux clients via la marketplace de réservation la plus connue du grand public.
Voir PlanitySumUp — La caisse sans abonnement, payée à la transaction
0 €/mois + 1,75 %/transaction
Pour un petit spa ou un lancement, SumUp met la conformité et l’encaissement en place pour moins de 80 €, sans abonnement ni engagement. Vous vendez à l’unité, encaissez la carte, et le journal fiscal se tient seul. Les quelques forfaits ou cartes cadeaux se gèrent au départ à la main — imparfait, mais suffisant tant que ce n’est pas le cœur de votre modèle.
La limite est claire : ni réservation multi-cabines, ni décompte de cures natif. Dès que les forfaits pèsent lourd et que plusieurs cabines tournent en parallèle, le bricolage devient un nid à erreurs, et un vertical reprend l’avantage. SumUp reste le meilleur point d’entrée pour tester votre activité sans risque financier.
Points forts
- Zéro abonnement, zéro engagement : vous ne payez que lorsque vous encaissez
- Prise en main en quelques minutes, matériel économique
- Caisse conforme (modèle certifié) et tickets dématérialisés
- Idéal en mobilité : fonctionne sur smartphone/tablette avec le lecteur
Limites
- La commission de 1,75 % devient chère au-delà de ~5 000 €/mois de CA carte
- Pas de prise de RDV en ligne intégrée (à coupler avec un outil de réservation)
- Fonctions métier beauté (fiches techniques, cabines) limitées
À qui ça convient : Indépendants et petits volumes carte (< 4 000–5 000 €/mois) : coût nul tant que vous n’encaissez pas.
Démarrer avec SumUpTableau comparatif
Questions fréquentes
Quel logiciel de caisse pour un spa ou un centre de bien-être ?
Un spa vend surtout des forfaits, des cures et des réservations de cabines : c’est un vertical métier (Planity, Wavy) qui gère nativement ces flux, avec agenda multi-cabines et décompte de cure. Pour un tout petit spa ou une activité qui débute, SumUp ou Square encaissent en conformité au meilleur coût, avec un décompte de cures géré manuellement au départ. Le choix dépend de la part de forfaits dans votre chiffre d’affaires.
Comment gérer les forfaits et cures dans une caisse de spa ?
Une cure prépayée est un encaissement immédiat pour des séances futures : la caisse doit créer le forfait, décompter chaque passage et afficher le solde restant sur la fiche cliente. Les verticaux bien-être (Planity, Wavy) le font nativement. Sur une caisse généraliste, on bricole avec des cartes cadeaux ou des avoirs : acceptable au lancement, source d’erreurs quand le volume monte.
La réservation en ligne est-elle utile pour un spa ?
Elle est presque incontournable. Une prestation de spa dure longtemps et mobilise une cabine et une praticienne : le remplissage se planifie à l’avance. Un agenda en ligne avec acompte réduit les no-shows coûteux et laisse la cliente réserver à toute heure. Planity apporte en plus la visibilité de sa marketplace ; Square offre une réservation gratuite pour démarrer.
Un spa doit-il avoir une caisse certifiée NF525 ?
Oui, comme tout établissement qui enregistre ses règlements dans un logiciel. La caisse doit être sécurisée et certifiée (certificat NF525/LNE ou attestation d’éditeur), sous peine de 7 500 € d’amende par logiciel non conforme. La vente de forfaits et de cartes cadeaux, fréquente en spa, doit elle aussi être tracée dans un outil conforme — toutes les solutions retenues ici le sont.
Notre verdict
Notre reco pour équiper votre spa
Petit établissement ou ouverture, prestations surtout à l’unité : SumUp (ou Square pour la réservation gratuite) vous met en règle pour moins de 80 €, sans engagement. Forfaits, cures et cabines multiples au cœur de votre modèle : orientez le budget vers un vertical comme Planity ou Wavy (avis non rémunérés), qui décomptent tout seuls. Notre comparatif complet des logiciels institut détaille la grille de négociation.